François Laroche-Valière s’est ouvert à diverses formes de pratiques artistiques. C’est par le geste pictural qu’il découvre le corps, le mouvement et l’espace ; de même il aborde l’écriture, et s’initie au jeu de l’acteur et à la mise en scène. Attiré par la chorégraphie, il se forme aux métiers de la danse et mène depuis lors une recherche chorégraphique où les éléments de sa relation au geste pictural et à la voix poétique sont liés, dans une tentative de retour à l’expression du corps.
En 1980, il poursuit sa formation à Paris et rencontre le pédagogue et chorégraphe Eric Senen, dont il suivra l’enseignement et avec lequel il engagera une longue collaboration artistique et pédagogique.
En 1984, il fonde sa propre compagnie le “Studio Laroche-Valière”.
La Compagnie a depuis produit et présenté de nombreuses créations, expérimentant diverses approches stylistiques et dramaturgiques. Ces étapes de création ont progressivement permis d’identifier et de définir une aire de recherche chorégraphique située autour de la notion centrale “d’être-là-du-corps”. Corps, en tant que lieu-premier, générateur d’un espace de présence, où se pose la question du mouvement comme acte poétique.
François Laroche-Valière poursuit en 2008, le processus de création du Projet 2 avenues avec la réalisation du 3ème et dernier volet de ce projet : Et pour s’éloigner, créé au Théâtre Brétigny, dans le cadre de Hors Saison, le rendez-vous danse d’Arcadi, pièce qui a été présentée au Centre national de la danse – Pantin, en janvier 2009.
En 2009, il apporte à ce cycle, une étape supplémentaire, la création d’une pièce intitulée : Signature (solo). Pièce créée pour Julien Monty, interprète de la compagnie ayant participé à la genèse ainsi qu’à l’intégralité des étapes de création du Projet 2 avenues. Cette pièce a été récemment présentée au Théâtre Brétigny, Scène conventionnée du Val d'Orge, dans le cadre de la première année d’une résidence de trois ans.
Le premier volet du Projet 2 avenues, Sans qu’ici jamais ne se perde a été initié en janvier 2002 au Centre national de la danse à Paris. Le deuxième volet intitulé Pour venir jusque-là, pour cinq danseurs, a été coproduit et accueilli en résidence de création par le CND à Pantin, de mai à octobre 2004. La création a eu lieu au Grand Studio du CND en octobre 2004. Le processus de création du Projet 2 avenues a également fait l’objet d’une coproduction du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, pour le deuxième et le troisième volets, ainsi que de deux périodes de résidence, en septembre 2004 et janvier 2008, dans le cadre de l’Accueil-Studio ; des répétitions publiques, présentées dans le cadre du 19h, ont clôturé ces résidences au CCN de Franche-Comté à Belfort.
La pièce Signature (solo) parachevant le cycle du Projet 2 avenues a également été accueillie et coproduite par le CCN de Franche-Comté à Belfort et présentée en septembre 2009 au terme d'une nouvelle résidence.
Les trois volets du Projet 2 avenues et Signature (solo) ont été subventionnés par le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Île-de-France et le Conseil Général de l'Essonne.
Le Projet 2 avenues a reçu le soutien de l'association Beaumarchais.
En 2010, dans le cadre d'une résidence de recherche au CND – Pantin, François Laroche-Valière mène une recherche intitulée TransVersion se situant d'après une visée de l'ensemble du Projet 2 avenues et de la pièce Signature (solo). TransVersion est consacrée à la question de la transmission d'une écriture chorégraphique et notamment à ses incidences sur la création et l'interprétation. Les résultats de cette recherche ont été présentés en septembre 2010 au CND – Pantin et à Mains d’OEuvres, Saint-Ouen, puis en octobre, au Théâtre Brétigny dans le cadre d’une journée professionnelle consacrée à la transmission des oeuvres chorégraphiques contemporaines, organisée en partenariat avec l’ONDA et Arcadi.
Parallèlement, François Laroche-Valière a créé en septembre 2006 une pièce-performance intitulée IN/STELLATION, commande du Centre d'art contemporain de Brétigny, reprise en septembre 2007 dans le cadre de l’atrium du Centre national de la danse – Pantin, à l’occasion des Journées du Patrimoine. Pièce pour deux interprètes, d’une durée de trois heures, qui invite les visiteurs à faire l’expérience d’une écriture chorégraphique in situ, habitée par les notions d’orientation,d’intériorité et d’extériorité, dans une déambulation continue.
En octobre 2009, il crée une pièce sonore intitulée Corridor pour le Centre d'art contemporain de Brétigny, commande dans le cadre de l’exposition Réversibilité, un théâtre de la dé-création.
Au coeur de sa démarche de chorégraphe, François Laroche-Valière tisse une œuvre plurielle dont l'écriture poétique est l'un des éléments essentiels. En 2010, il crée à Mains d’Œuvres, avec le comédien Olivier Dupuy, Lieu des résonances, fabrique expérimentale d'une écriture poétique.
Pour les saisons à venir, la compagnie met en place plusieurs projets. A partir de 2010, et jusqu'en 2012, un projet dans le cadre d'une résidence longue à Mains d’Œuvres, intitulé Présence-s – Pré-séance, qui déclinera des situations et où s’inventeront des formes, des essais et des actes, avec « sujets et sans objets », dans la continuité de la forme Présence-s, initiée en 2005, fabrique des créations en cours de la compagnie. En 2011/2012, Jonctions, pièce pour un à quatre interprètes, qui interroge les notions de précipité et de fulgurance, de montage et d’articulation d’objets chorégraphiques isolés à l’intérieur d’une syntaxe et repérés en tant qu’unités de sens, en tant qu’unités sémantiques indivisibles. En 2012/2013, une pièce performance – création pour un espace – à la composition déclinable et évolutive : De part en part – Le partage de la nuit (Aparté 1), pièce de trois à neuf danseurs, qui sera proposée dans le cadre d’un espace d’exposition, d’un centre d’art contemporain, et qui interroge les notions de limite, d'espace et d’aporie.
La Compagnie est soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Île-de-France, par le Conseil Général de l'Essonne et par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.
La Compagnie est en résidence au Théâtre Brétigny, Scène conventionnée du Val d'Orge et à Mains d'Œuvres, Saint-Ouen. Dans le cadre de sa résidence au Théâtre Brétigny, la compagnie est associée au Centre d’art contemporain de Brétigny et au Centre culturel de la Norville.
Principaux lieux et manifestations où ont été présentées les créations de la Compagnie :
Centre national de la danse, Pantin – Théâtre Brétigny, Scène conventionnée du Val d’Orge, Hors Saison ARCADI – Centre d’art contemporain de Brétigny – Mains d’Œuvres, Saint-Ouen – Festival Faits d’hiver, Paris – Ville de La Norville, Salle Pablo Picasso – Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, les 19H de Contre Jour – Centre culturel Boris Vian, Scène conventionnée, Les Ulis – Théâtre Le Colombier, Bagnolet, Concordan(s)e – Théâtre des Trois-Vallées, Palaiseau – Théâtre national de Chaillot, Le Bal Moderne, Paris – Centre culturel d’Athis-Mons, Essonne – Biennale nationale de danse du Val-de-Marne, Théâtre Romain Rolland, Villejuif – Centre culturel Robert Desnos, Ris-Orangis – Théâtre de la Cité Internationale, Les Presqu’Îles, Paris – Opéra de Lille, Danse à Lille – L’Etoile du Nord, Paris – Festival de la Butte Montmartre, Paris – Théâtre à Châtillon – 18 Théâtre, Paris – Dieppe, scène nationale – Centre dramatique national de Nancy.
Dans le souci de donner au mouvement la force d’une parole poétique, il inscrit son travail dans une démarche où le corps et le geste sont porteurs d’un sens dramaturgique illimité, en deçà de toute narration et en marge de toute fiction. Une danse nourrie d’elle-même, en quête du sens qui l’anime, ni abstraction ni narration, mais une mouvance de l’urgence, une danse du signe, une poésie du surgissement et de la dépossession. Les thèmes dont il s’inspire, sont au seuil de l’inquiétude poétique et génèrent un rythme proche de la voix - de la parole - de l’écriture ou du geste pictural : phrasés, accents, déclinaisons du silence, répétitions des figures, forme et matière du mouvement sont les caractéristiques de l’univers dans lequel ses pièces évoluent.
François Laroche-Valière conçoit ses créations comme la rencontre et la confluence de divers matériaux de création au service de ses intentions chorégraphiques, matériaux qu’il crée en lien et en résonance les uns avec les autres : écriture chorégraphique et poétique, création sonore, image et scénographie délivrant des univers sensibles, sensoriels évoquant des situations en présence où la dramaturgie est mise en abîme et subvertie au profit d’un état où se joue et se questionne la place du sujet et de son expression.
Quelques repères – Créations de 1990 à 2012
| 2011-12 |
Jonctions |
pour un à quatre interprètes - durée 60' |
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Situation I |
Festival Faits d'hiver
résidence de recherche au CND – Pantin
projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France, aide à la compagnie chorégraphique, par le Conseil Général de l’Essonne et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis. Actions cofinancées par la Région Île-de-France. |
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| 2010 |
TransVersion |
dispositif pour trois danseurs |
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résidence de recherche au CND – Pantin
projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France, aide à la compagnie chorégraphique, par le Conseil Général de l’Essonne et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis. Actions cofinancées par la Région Île-de-France. |
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| 2010 |
Lieu des résonances |
dispositif pour un auteur et un comédien |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France, aide à la compagnie chorégraphique, par le Conseil Général de l’Essonne, le Conseil Général de Seine-Saint-Denis, et soutenu par le Marché de la Poésie. Actions cofinancées par la Région Île-de-France. |
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| 2009 |
Signature (solo) |
solo - durée 55' |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France, aide à la compagnie chorégraphique, et par le Conseil Général de l'Essonne. |
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| 2009 |
Corridor |
pièce sonore |
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commande du CAC Brétigny, avec le soutien du Conseil Général de l'Essonne. |
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| 2007-08 |
2 avenues (3ème volet)
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pour trois danseurs - durée 1h50’ |
| Et pour s’éloigner |
projet subventionné par le Ministère de la Culture, Direction Régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France. Aide à la production et diffusion ARCADI. |
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| 2006 |
IN/STELLATION |
pour deux danseurs - durée 3h |
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projet subventionné par le Conseil Général de l'Essonne. |
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| 2005 |
2 avenues (fabrique) |
forme ouverte - durée 55' |
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Présence/s |
projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France.
Résidence de recherche à micadanses, Paris. |
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| 2003-04 |
2 avenues (2ème volet) |
pour cinq danseurs - durée 1h40' |
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Pour venir jusque-là |
projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France.
Résidence de création au Centre national de la danse–Pantin. |
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| 2001-02 |
2 avenues (1er volet) |
pour trois danseurs - durée 60' |
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Sans qu'ici jamais ne se perde |
projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France. |
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| 1999 |
Rivages, de but en blanc |
pour cinq danseurs - durée 35' |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles, DRAC Île-de-France, aide à la compagnie chorégraphique. |
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| 1998 |
Ce jour là |
pour quatre danseurs - durée 55' |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction de la Musique et de la Danse, Délégation à la Danse, aide au projet chorégraphique. |
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| 1997 |
Un bandeau sur les yeux |
duo - durée 50' |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction de la Musique et de la Danse, Délégation à la Danse : aide au projet chorégraphique. |
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| 1996 |
L'image du vent |
pour cinq danseurs - durée 60' |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture, Direction de la Musique et de la Danse, Délégation à la Danse, aide au projet chorégraphique. |
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La plasma danse - le dérido |
chorégraphies pour le Bal Moderne Théâtre National de Chaillot 96-97.
Tournée internationale 97-98 |
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| 1994-95 |
Une absence |
duo - durée 30' |
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projet l'image du vent |
musique originale Ghédalia Tazartès |
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| 1993 |
de ton seul visage |
pour trois danseurs - durée 60' |
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projet l'image du vent |
musique originale Ghédalia Tazartès |
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| 1992 |
Jours de silence |
pour quatre danseurs - durée 35' |
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musique originale Leftéris Grigoriou |
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| 1991 |
Adamah |
pour cinq danseurs - durée 1h15' |
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musique originale Karen Fenn |
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projet subventionné par le Ministère de la Culture, Direction de la Musique et de la Danse. Ligne Danse-Musique. |
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| 1990 |
Aucun regard sans liquide |
duo - durée 40' |
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musique originale Karen Fenn |
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